04.05.2012

Le bon choix!

François Bayrou a fait preuve une fois de plus de son honnêté: le choix des valeurs était le seul possible. Il le fait certes à titre personnel mais de façon claire, la tête haute. C'est un chois historique pour le centre trop souvent confondu avec la droite. Le centre est une famille autonome et n'a pas vocation à servir de supplétif, de pendant aux tendances nationales de la droite pseudo-républicaine.

La position de François Bayrou est personnelle et préserve les chances de voir un centre réuni autour de l'essenteil au moment des législativesd pour autant que ses membres soient prêts à s'assumer comme une force autonome. Ces élections seront une fois de plus difficile en attendant la dose de proportionnelle promise. C'est le prix à payer pour le respect de nos valeurs.

Je voterai également pour le candidat de gauche, sans illusions en craignant que le volet économique du projet hollande ne soit pas à la hauteur mais sans problèmes de congruence avec le président du Modem

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25.04.2012

Quel vote centriste au deuxième tour

7747166805_vers-qui-se-tournera-le-vote-des-electeurs-du-fn-au-second-tour-de-la-presidentielle.jpgL’élection présidentielle française est un scrutin uninominal majoritaire à deux tours. Les deux candidats arrivés en tête au premier tour sont qualifiés pour le deuxième.
Le premier tour permet à chaque électeur ou presque de voir ses idées représentées.
Mes convictions centristes ne sont pas récentes, je les défends depuis que je suis en âge de voter. Ainsi à chaque consultation présidentielle, exception faite de 1995, j’ai pu faire un choix positif. Un candidat représentait convenablement mes idées, mes valeurs.
Ils n’ont d’ailleurs pas été nombreux puisque François Bayrou a porté la voie du centre dans les 3 dernières consultations.
Je n’avais aucun problème de congruence, et m’appropriais la plus grande part du diagnostic et des mesures proposées.
Mon expérience du vote de deuxième tour est beaucoup plus limitée. J’ai pour l’instant toujours voté blanc : ma compréhension de ce vote est de se déterminer sur un choix par défaut, le moins mauvais choix, le meilleur choix pour la France.
C’est le sens de nos institutions, c’est ce que fait Jean-Luc  Mélenchon : il estime que le meilleur choix pour la France est d’appeler à battre Nicolas Sarkozy.  Eva Joly appelle à voter pour François Hollande en faisant le choix d’une république un peu plus irréprochable, Les sénateurs de l’union-centriste appelle à voter Nicolas Sarkozy.

Nous devons à la veille du second tour soupesé deux questions importantes:
 1) La valeur des projets face à l’avenir de notre pays. Les lectures d’avant 1er tour permettent de renvoyer dos à dos deux candidats dont les programmes rivalisent de démagogie et passent sous silence les sacrifices que vont devoir faire les français dans un avenir proche. 
Ainsi, nous avons vu à l’œuvre pendant 5 ans, le nouveau candidat du peuple, nous savons ce que Monsieur Dette a produit comme effets négatifs, notamment pour la classe moyenne ainsi que pour la ruralité. Réservant aux plus riches les hausses de pouvoir d’achat, oubliant systématiquement la taxation des revenus du capital et cela malgré les efforts faits pour donner à l’opposition la clé de contre-pouvoirs : Cour des comptes ou commission des finances de l’assemblée nationale.
On peut également douter de l’adéquation du programme de François Hollande aux défis que va devoir relever la France. De plus si la mesure symbolique d’une tranche à 75% à cristalliser le débat peu de choses sont proposées sur la taxation des revenus du capital. Par contre il stigmatise  les revenus supérieurs à 6000€. Une fois de plus la « classe moyenne supérieure » sera la cible du renforcement des prélèvements, sans parler de la réforme du quotient familial.
Le bilan comparé des deux projets ne permet pas de déterminer un vote.  La responsabilité face à l’avenir du pays ne sera assumée ni dans un cas ni dans l’autre.

2) La seule voie de choix est la voie des valeurs. C’est sur cela que devront se déterminer les votes centristes.
Nicolas Sarkozy a raison, Marine le Pen est compatible avec la république : elle se range à ses institutions, elle ne prône pas son renversement, pourtant ses valeurs vont à l’opposé de celles du centre faites du humanisme et issues du personnalisme.  Voilà ce qui va me faire voter pour la première fois à gauche : les valeurs nauséabondes que Nicolas Sarkozy met sur la table dans une tentative désespéré pour sauver ce qu’il a déjà perdu depuis 5 ans.
Les valeurs de droite étaient respectables, celles que Marine Le Pen a digéré et qui sont régurgitées par Nicolas ne le sont plus. Attendons donc l’inévitable recomposition du paysage politique composé d’un pôle de la droite nationale qui regroupera l’aile droite de l’UMP et les moins extrémistes du Front national tandis qu’un mouvement du centre pourra se constituer pour continuer à dire la vérité aux français !
François Bayrou peut bien écrire aux deux candidats, leur réponse ne me semble pas déterminante pour faire un choix : Nos valeurs François ne peuvent pas tolérer un vote  Nicolas Sarkozy le 6 mai.

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23.04.2012

Pour le deuxième tour!

sakozy-hollande-e1335141619633Le résultat de François Bayrou est évidemment décevant : passer de 18,57% à 9,11% ne rend pas justice à la pertinence du diagnostic fait par le candidat centriste. Malheureusement, si le diagnostic était bon, les solutions proposées m’ont paru manquer de clarté. On peut chercher dans cette direction une voie de réflexion .
Le résultat est décevant à double titre car le score du Front National montre que les français ont préféré se porter vers les chimères de Marine Le Pen, tout le monde sait pourtant que l’application de son programme serait catastrophique pour notre pays. Mais l’on sait également que l’idée du centre est en difficulté dans un scrutin majoritaire, il est tellement plus simple, plus rassurant de se positionner à droite ou à gauche plutôt que de réfléchir à ce que pourrait être la voie médiane, celle de l'union des compétences.
Les électeurs de François Bayrou disposeront de leur bulletin de vote car nul n’en est propriétaire. En fonction de leur histoire personnelle, ils se positionneront sur les alternatives possibles Sarkozy, Hollande, vote blanc/nul et abstention.
On peut douter d’un report important vers le président sortant, les valeurs mises en place durant ce premier quinquennat, me paraissant bien loin de la république irréprochable et de l’humanisme propre aux idées centristes. Tout cela n’a finalement pas grande importance, car l’avenir du centre se jouera une fois de plus aux législatives et malgré un score proche de 10%, le nombre de députés centristes sera probablement bien moins important. 
Les verts font 2% ils auront sûrement plus de députés que le Mouvement démocrate, le front de gauche et le front national. C’est regrettable.
Espérons que le nouveau président de la république appliquera réellement et au plus vite cette dose de proportionnelle dont notre démocratie a besoin pour offrir un début de représentativité aux souhaits des électeurs français.

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17.04.2012

« Genève a son Loup »

loup.JPGIl est frontalier !
Pour être tout à fait honnête le titre complet du matin était :

Salève
Genève a son loup

L’article en page intérieure est plus précis on y parle du retour du Loup en France Voisine.
Il  n’empêche que ce  titre présente bien la réalité de notre région. Le Salève pour  une partie des Genevois c’est chez eux, c’est leur montagne et c’est tant mieux.
Nous touchons ici la réalité de l’espace genevois : une région binationale comme près de 7% de sa population  (binationaux franco-suisses).

Il est dommage que ce soit les photos du Loup du Salève qui nous rappelle cette évidence.
Il est vrai que ce bel animal ne prend pas le travail d’un loup Genevois, n’embarrasse pas les routes Genevoises et ne fait pas la grande gueule auprès de ses collègues de travail.

Ainsi tant qu’aucun loup n’aura été observé sur le territoire stricto sensu du canton, le canidé restera le loup genevois qui gambade en France voisine. 
On n’imagine de plus aucun parti politique appelant à la préférence nationale pour les Loups, le risque politique apparait donc limité.

Alors vive le loup genevois du Salève !

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11:04 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : loup genève, loup frontalier, salève, loup au salève | |  Facebook

05.04.2012

Merci Veillon, Kucholl et Vive Gilles Surchat !

veillon.JPGJ’ai découvert 120 secondes à l’occasion d’un visite de Gilles Surchat dans les studios de couleur 3. Celui-ci venait exprimer son opposition forte à l’érection d’éoliennes sur les crêtes du Jura.  J’ai rarement ri d’aussi bon cœur, le duo composé de Vincent Veillon, animateur de lève toi et marche sur couleur 3 et du comédien Vincent Kuchol est juste extraordinaire. L’animateur a dans cette lueur dans les yeux qui le fait passer pour le plus doux des candides, et Kuchol donne une telle humanité à ses personnages récurrents qu’on se sent en famille au milieu de ces accents et de ce vocabulaire typiquement helvétique. 
Outre l’attachant bobet jurassien qui m’arrache des larmes à chaque prestation, on citera le valaisan Stève Berclat entrepreneur et bassiste du groupe de métal black lion genocide dont le dernier album destroying vertigo cartonne !

Comme les guignols étaient dans le passé, une façon habile de suivre l’actualité politique française. 120 Secondes est une chronique sociale journalière qui permet de prendre le pouls de la suisse romande et de certains sujets fédéraux.
La chronique sur l’indépendance du Valais est un bijou !
Cette capacité d’auto-dérision me paraît un point important de la culture suisse-romande et par les temps qui courent les deux compères me font du bien presque chaque matin !
Les chroniques sont filmées  et mise en ligne (application Iphone et Androïd) aux alentours de 11H.

Longue vie donc  à 120 Secondes ! à Gilles Surchat ! Et encore merci Messieurs Veillon et Kucholl

www.rts.ch/couleur3/programmes/120-secondes...

15:13 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 120 secondes, veillon, kucholl, gilles surchat, couleur 3 | |  Facebook

28.03.2012

Assurance Maladie Frontaliers: de la tempête qui vient !

santé.JPGJe ne saurai que vous conseiller la lecture de l’excellente note publiée par Antoine Vielliard «Frontaliers : les revendications qui sont justes et celles qui ne le sont pas »
Avec un courage politique dont il est coutumier Antoine liste deux revendications importantes des frontaliers comme illégitimes :
«-
Le deuxième pilier relève de l’assurance retraite obligatoire et n’est pas une complémentaire retraite. Les retraits ne doivent se faire que sous la forme de rente. Les retraits en capital doivent être interdits.L’assurance maladie privée est aussi indéfendable à long terme »

Même si mon portefeuille et mon égoïsme naturel ont du mal à le dire, je dois avouer qu’Antoine a raison. Ces deux revendications, qu’on peut comprendre de la part de frontaliers qui sont appelés à perdre (au moins) 8% de leur pouvoir d’achat (par personne travaillant en suisse dans le couple), sont illégitimes. Particulièrement dans le contexte actuel où les près de 500 Millions d’euros de cotisation aideraient le régime de sécurité sociale.  

Le problème de fonds est quand même que l’on ne sait pas de quel côté de la frontière positionner les frontaliers qui paient l’assurance chômage en suisse, les impôts en Suisse, l’assurance accident en suisse. Le statut frontalier est en recherche de cohérence.
Si on approfondit l’assurance accident : un frontalier victime de tout type d’accident professionnel ou privé ou que ce soit dans le monde dépend de la SUVA et doit contacter SUVA Assistance. C’est aussi une des raisons du coût inférieur des assurances maladies privées : Elles ne couvrent que la maladie et rien d’autre.
J’imagine que lorsqu’on passera sous le régime CMU nous serons également couvert pour l’accident et donc paieront une double couverture inutile en France et en Suisse.
Alors revendication illégitimes certes mais demandons également de la cohérence à tous les intervenants du dossier.

D’autant que le niveau d’information donné aux frontaliers est très bas, très peu d’entre nous savent que dès mai 2014, ils devront débourser une cotisation CMU qui viendra amputer leur pouvoir d’achat. La nature humaine étant ce qu’elle est, je suis à peu près sûr que de nombreux Frontaliers auront les plus grandes difficultés à financer cette ponction.

« On ne va pas pleurer sur les frontaliers quand même »

Vous avez raison, séchez vos larmes et gardez-les pour de bonnes causes. Pour la région frontalière, par exemple. En effet ces 8% de pouvoir d’achat, nous devrons bien les prendre quelque part et les nombreux travailleurs côté français risquent également de s’en ressentir, moins de consommation, moins d’immobilier, moins d’emplois dans les assurances privés. Notre région vit quand même un peu sur les gros salaires des frontaliers.

Mais me direz vous une fois de plus c’est normal, c’est le lot quotidien, Frontaliers ou pas vous devez vous intégrer dans le système national et porter la solidarité. Certes j’espère d’ailleurs que quelques postes de fonctionnaires seront créés auprès de la CMU qui risque de voir son nombre d’opération exploser.

Mais les communes et départements frontaliers ne devraient-ils pas se mettre également à respecter le régime général ?
Il me semble en effet qu’en France c’est l’Etat qui collecte l’impôt sur le revenu, et pas la commune ou le département comme c’est en partie le cas en Haute-Savoie par le biais des fonds genevois. Ensuite l’Etat redistribue dans un principe de solidarité entre les territoires la manne fiscale. Solidarité et régime commun ne sont donc pas un principe qui vaut pour nos collectivités locales ?
Ne devrait-on pas verser ces fonds au budget de la république qui les utiliserait dans le régime général de la collecte fiscale ?

 

24.02.2012

De l’assurance maladie des travailleurs frontaliers

Font-santé.jpgLe travailleur frontalier français perd ses droits à la sécurité sociale dès son premier jour de travail en Suisse. Il doit donc s’assurer de façon volontaire conformément aux accord bilatéraux.
Par principe le travailleur frontalier doit se couvrir en Suisse mais il peut demander à être exempté de cette obligation. Il doit pour cela résider en France et présenter une preuve de sa couverture en France.
Les personnes assurées en France doivent l’être auprès de la CMU, mais peuvent s’assurer auprès d’une assurance privée pendant une période de 7ans soit jusqu’au 31 mai 2014. A l’issue de cette période les frontaliers assurés auprès d’une assurance privée seront obligatoirement affiliés à la CMU de base.
La conséquence pour les frontaliers sera une explosion du coût de leur couverture maladie et une participation au financement de la CMU. Nombreux sont nos concitoyens qui pensent que la Couverture Médicale Universelle est une couverture réservée aux plus pauvres et qu’elle est gratuite. Ceci n’est pas tout à fait vrai.
La couverture maladie universelle de base permet en effet l’accès à l’assurance maladie pour toutes les personnes résidant en France de manière stable et régulière depuis plus de trois mois, et qui n’ont pas droit à l’assurance maladie à un autre titre (activité professionnelle, etc.). Elle peut couvrir des rentiers, des élus locaux ou tout autre personne qui le souhait et qui ne bénéficie pas de droits issus du régime général ou de régimes particuliers. Les membres du personnel consulaire et diplomatique, ainsi que leur famille, les personnes venues en France pour y recevoir des soins et les retraités des organisations internationales ne peuvent être pris en charge au titre de la résidence.
Cette couverture n’est pas gratuite. Le montant des cotisations est proportionnel aux revenus de l’assuré :

 

Revenu fiscal de référence (€)

Cotisation Annuelle (€)

Cotisation Mensuelle (€)

30’000

1'666.88

138.91

40’000

2'466.88

205.57

50’000

3'266.88

272.24

60’000

4'066.88

338.91

70’000

4'866.88

405.57

80’000

5'666.88

472.24

90’000

6'466.88

538.91

100’000

7'266.88

605.57

Tableau 1 : Montant de la cotisation CMU en fonction du revenu


Il est à noter que l’évolution du taux à 13,5% du revenu fiscal de référence est envisagé (en cohérence avec les taux de cotisation de sécurité sociale).
Il existe également une CMU complémentaire qui est gratuite et dont l’obtention est lié à un plafond de ressource (environ 8’000€ / an pour une personne seule).
Le groupement transfrontalier européen essaie d’attirer l’attention des politiques sur ce dossier de l’assurance maladie des frontaliers mais pour l’instant le statut-quo persiste et la disposition devrait s’appliquer normalement, à moins que d’ici-là les élus des régions frontalières arrivent à intéresser leurs collègues à cette problématique. Néanmoins, je reste pessimiste sur cette question, le futur gouvernement devra trouver de l’argent, nous sommes 130'000 travailleurs frontaliers Suisses si l’on prend une cotisation annuelle moyenne de 3'500€ les cotisations des travailleurs frontaliers apporteraient 455 Millions d’€ au budget de la CMU. De plus les frontaliers cotisent à une assurance accident obligatoire en suisse et sont pour la plupart jeunes, cela implique un niveau de dépense assez bas.
Il me semble qu’à l’époque de l’entrée en vigueur des accords bilatéraux, les travailleurs frontaliers n’ont pas été réellement informés de l’impact du choix qu’ils devaient faire pour leurs assurance maladie. Il est possible que leur pouvoir d’achat en souffre de façon importante dans les années qui viennent. Ce pessimisme est d’ailleurs confirmé par la réponse de Xavier Bertrand, Ministre du
travail, de l'emploi et de la santé à une question de Martial Saddier député de Haute-Savoie :

« Cette disposition n'est pas sans soulever des difficultés pour au moins deux raisons. Les travailleurs frontaliers ayant choisi initialement une assurance maladie privée peuvent revenir vers la CMU, notamment lorsque leur assureur privé devient trop onéreux en raison d'une dégradation de leur état de santé. Par ailleurs, l'existence de ce système favorise potentiellement une situation de dumping social, les activités s'installant en Suisse pour que les employés puissent bénéficier d'une couverture optionnelle avantageuse par rapport aux deux systèmes nationaux, suisse et français.
C'est pourquoi, tout en comprenant parfaitement vos préoccupations, il semble nécessaire qu'une réflexion soit menée, qui aille au-delà d'une simple reconduction de la dérogation. Nous devons pouvoir trouver une solution adaptée aux travailleurs frontaliers en respectant le principe de solidarité du financement de notre système de soins et en engageant une réflexion sur ce sujet. »

Vous pouvez retrouver l’échange complet de la séance de question d’actualités du 2 février 2012 à l’adresse suivante.

http://www.nosdeputes.fr/dossier/17701

 Le blog original: http://www.echo-des-alpes.org

15:18 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : assurance maladie frontalier, cmu, droit d'option | |  Facebook

17.02.2012

La journée du Frontalier

Comme on l'a vu ces derniers jours le climat est plutôt tendu Genevois et Frontaliers ont des difficultés de communication.

Cela arrive d'avoir du mal à se parler même quand on s'apprécie.

Il faut savoir de temps à autre prendre du recul, réfléchir. Il serait intéressant de décréter une journée des frontaliers. Les frontaliers exerçant un droit de retrait pendant une journée.

Une grève me direz vous? Oh mais que nenni, une journée que les frontaliers prendraient sur leurs vacances afin de réfléchir à la condition frontalière et pour permettre aux genevois de se retrouver.

Cette journée pourrait être coordonnée par le groupement transfontalier, tiens pourquoi ne pas proposer la date du 29ème congrès du groupement transfontalier et proposer que le 16 mars 2012 tous les frontaliers prennent une journée de congés.

21:55 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : frontalier, hug, genevois, retrait | |  Facebook

Mes plus plates excuses

J'ai un peu honte de m'être laissé entaîné comme tout le monde à commenter les propos de M. Gruson. J'ai ce matin pris un moment pour lire les commentaires des internautes sur le site de la tribune.
A 07:00 il y en avait près de 300 et quelle violence, propos de Frontaliers, de Genevois. Je n'avais pas l'impression que ces gens vivaient ensemble.
Car c'est un fait, nous avons une région en partage, il suffit de regarder une carte. Nous devons vivre ensemble et la plupart du temps cela ne se passe plutôt pas trop mal.
Alors un peu de modération dans nos commentaires, un appel des hommes politiques de bon sens à calmer le jeu, nous aideraient à ramener un peu de sérénité.
 

Chacun pourrait reconnaître que les frontaliers, les genevois, ont beaucoup de chance de bénéficier de la proximité frontalière. Chacun pourrait reconnaître que nous ne faisons pas assez d'efforts pour comprendre l'autre. Je pourrai même présenter mes plus plates excuses pour avoir fait de la provocation gratuite envers M. Stauffer.

Nous ne serions pas loin d'un monde parfait.

Le lien vers l'article de la Tribune

http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/hopital-universit...

Le Blog Original: http://www.echo-des-alpes.org

10:25 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : genevois, frontaliers, gruson, hug, excuses | |  Facebook

16.02.2012

HUG: trop c'est trop

Bernard Gruson, Directeur Général des HUG a donc jeté un pavé dans la mare ce n'est pas le premier et ce ne sera vraisemblablement pas le dernier.

Trop de Frontaliers dans le personnel d'encadrement:
Que dit-il pour étayer ce raisonnement: "sur 165 Responsables d'unité de soins 110 sont des frontaliers". D'après mon expérience du milieu hospitaliers une partie non-négligeable des responsables d'unité de soins sont des cadres infirmiers. Pour cette formation, la situation est très clair Genève forme environ 70 infirmières par an, on estime que les besoins du canton sont à 190 ou 220 voire 240. Déficit: 170 pour couvrir ses besoins Genève pille les écoles d'infirmières françaises frontalières dont Annemasse et ce sans bourse déliée.

Le recours dans ce cas là à l'office cantonal de l'emploi est inopérant il n'y a en effet pas beaucoup de chômage dans ces métiers.
Ainsi au HUG, en 2010  34% des collaborateurs sont français au total 47% viennent de l'Union Européennes , en 2004 48% des collaborateurs des HUG provenaient de l'union européenne, le taux n'a quasiment pas varié en 6 ans. 
110 des responsables d'unité de soin sur 165 sont frontaliers cela fait aux alentours de 65%. Une sur-représentation très nette donc, à modérer néanmoins car au sein du personnel soignant les frontaliers sont sur-représentés (aux alentours de 60%), alors si des résidents genevois se plaignent, effectivement le rôle du DG est d'écouter les plaintes de son personnel. C'est bien connu les DG gèrent leur entreprise en étant perpétuellement à l'écoute de leurs collaborateurs!

Maintenant, il s'agirait peut-être que Genève prenne des mesures pour augmenter le nombre d'infirmiers formés sur son territoire c'est en effet la raison essentielle du nombre de frontaliers aux HUG. Mais former des jeunes c'est coûteux, il est meilleur marché d'accorder des permis de travail de laisser payer la formation à d'autres. L'attractivité des salaires genevois faisant le reste.

Pour les médecins un mouvement inverse se produit. De nombreux fils/flles de frontaliers viennent faire leur première année de médecine à Genève, certains réussissent et restent sur la région. Genève forme donc des médecins suisses français et futurs frontaliers!

Le MCG va faire des cauchemars, pour l'instant il affabule et voit un lien direct entre le nombre de frontaliers aux Ressources Humaines et les recrutements qui en découle. Ce n'est pas simpliste du tout comme raisonnement, les frontaliers veulent coloniser Genève, Eric Stauffer c'est le David Vincent Genevois!

En tout cas, c'est maintenant clair Genève veut bien des frontaliers pour servir dans les restaurants, bistrots, comme aide-soignant ou balayeur à la limite infirmière, mais Genève a peur des frontaliers qui prennent du galon et encadrent des équipes.
C'est dommage et c
ela porte un nom c'est de la discrimination, les Français ont mené et mènent encore cette politique pendant des années avec leurs immigrés. Genève commence à avoir peur de l'avenir, certains politiques jouent sur cette peur, la scène politique française expérimente cela depuis 25 ans, il n'y a pas de raison que cela soit différent ici et  les frontaliers pourraient bien devenir la variable d'ajustement.
Attention quand même à  respecter les clauses des bilatérales! L'UDC souhaite les remettre en cause, aux HUG il semble que ce soit déjà fait. En tout cas souhaitons bon courage au management des HUG qui va devoir motiver les collaborateurs après les déclarations de Bernard Gruson.

Les réactions des politiques à ces propos sont intéressantes, au PS on les trouve absurde, chez les verts on cible en premier lieu la compétence, le représentant du PLR constate qu'en "période de crise la mesure de favoriser les locaux prend tout son sens" tout en constatant les effets pervers pour les genevois exilés en France" quant à la présidente de l'UDC elle différencie frontaliers ou pendulaires. Un pendulaire c'est un Suisse de la classe moyenne qui n'ayant pas les moyens de loger à Genève se déplace sur la France Voisine. Mais rassurer vous amis Genevois exilés dans cette région barbare l'UDC et le MCG continueront à vous permettrent de travailler à Genève.

Pour résumé Genève ne constuira pas de logements, ne créera pas plus de places dans les formations qui ne fournissent pas assez de diplômés. Et les genevois continueront à aller habiter chez les frontaliers qui leurs piquent leur boulot tout en continuant à voter UDC/MCG pour que leurs voisins ne deviennent pas leur chef!

Allez Amis G'nevois c'est pour rire, moi aussi j'aurai bien aimé vivre au bord du Lac, mais en 1998 vous préfériez avoir des frontaliers français au permis G que des résidents français au permis B. Les temps changent!  Les bouc-émissaire restent!

Les autres articles sur http://www.echo-des-alpes.org 

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L'écho des Alpes

Le blog de la tribune est un résumé du blog original: http://www.echo-des-alpes.org

 

 

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