10/09/2013

De la politique fiscale pour les multinationales

Le départ annoncé de yahoo de l’arc Lémanique effraie nombre de décideurs d’autant que la cause en est une agressivité fiscale retrouvée de La Grande-Bretagne. Dublin avait déjà montré la voie au début des années 2000 et pris dans ses filets notamment DELL. Mais ce départ pourrait bien en annoncer d’autres puisque nombre de sièges attirés à Genève comme Polo Ralph Lauren, Gilette et sa maison mère P&G avaient quitté d’autres espaces européens. Ces venues ont certes créé quelques emplois mais finalement assez peu car ces multinationales avaient amené avec elles de nombreux collaborateurs. Elles ont créé quelques revenus mais les entreprises avaient très bien négocié avec le fisc Genevois ou Vaudois. Elles ont également créé quelques tensions sur les marchés immobiliers car de nombreux expatriés sont logés à « bon prix » par leur compagnie, elles ont enfin fait de Genève une place de choix pour les déménageurs et re-locators. A mon sens il faudra néanmoins être prudent et ne pas se lancer dans une guerre fiscale. L’économie genevoise, les ménages et entreprises sont lourdement imposés et les locaux auront du mal à comprendre que dans ce contexte difficile pour les finances publiques, ils soient les seuls à contribuer d’autant que malgré des conditions très favorables les multinationales ne cessent de chercher à tirer vers le bas leur contribution fiscale. Elles montrent ainsi que les efforts faits par les territoires qui les accueillent ne sont pas synonymes d’implantation pérennes.

Commentaires

Selon une étude récente, les multinationales Suisses emploient 60% de Suisses et Permis C, contre 59% pour les multinationales étrangères. Ajoutez à ça les emplois indirects crées, les impôts direct ou indirects collectés, et la fin du secrêt bancaire... Si les multinationales lachent Genève, certe le marché immobilier se détendra, mais à quel prix !

Écrit par : antoine | 10/09/2013

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