28/11/2013

P+R et Réseaux secondaires

RTS La Première - Journal de 7h - Eric Stauffer sur les P+R

Le tribun MCG affirme qu'il attend de Luc Berthassat nouveau conseiller d'état au transport qu'il applique son bon sens paysan en ne permettant pas que l'impôt des genevois finance les infrastructures en France et que le réseau secondaire soit fermé aux heures de pointe comme ça les fronaliers seront obligés de construire des P+R à leur frais et à les utiliser.

J'écoute cela dans les bouchons au milieu des plaques 74 et GE: 1h30 de bouchon ce matin, heureusement grâce à ma tablette je peux rédiger ce billet. C'est aujourd'hui que l'AFC doit annoncer les nouveaux barèmes d'imposition qui  augmentera nos contributions frontalières. Je rappelle à Eric Stauffer que sur les 800 millons d'impôts payés par les frontaliers environ 600 millions restent à Genève. On peut en faire des P+R avec ça. Quant à la fermeture du réseau secondaire j'espère que les communes françaises n'auront pas la même idées pour les suisses qui viennent faire leurs courses en France.
Barrage filtrant en fonction des plaques? 
Ca ne va pas améliorer l'ambiance régionale. 

13/11/2013

Que retenir du scrutin du 10 Novembre ?

 

Pleins de choses cette élection a été très riche en évènements. Le premier point à mettre en avant est que Genève sera gouverné par des « Rookies » encadrés par deux magistrats sortants dont un seul a siégé durant l’ensemble du mandat.  Une seule femme au gouvernement qui perd ses deux sortantes. Sans avoir déméritées, elles avaient hérité de Dicastères difficiles dont la mobilité pour Mme Künzler et la sécurité pour Mme Rochat, déplacée à la solidarité et à l’emploi à l’entrée de Pierre Maudet au gouvernement.

Politiquement, l’entente s’en tire plutôt bien par le nombre d’élu même si les scores furent en deçà de ce qui était attendu. Messieurs Maudet et Longchamp font course en tête largement devant le PDC, mais deux conseillers d’état pour un parti dont l’audience électorale ne cesse de décroître c’est inespéré. Cela remet même un peu en cause la théorie d’un système électoral suisse juste qui représente convenablement la répartition des suffrages. 
Je le dis d’autant plus facilement que le PDC est plutôt proche de ma famille de pensée. Que dire de la représentation du parti libéral qui, dissout au sein du PLR n’a plus de conseiller d’état. L’aile libérale du PLR n’a pas fini de fulminer.
Quant à la gauche, elle surnage après un premier tour catastrophique en passant deux élus. Je pensais qu’il était possible de placer trois élus. Il s’en est fallu de peu. Thierry Apotheloz échoue pour 1'200 voix. On peut se demander si son « coming-out » a eu un impact, j’ai tendance à le croire.
Une présence sur la liste d’un membre d’ensemble à gauche aurait peut-être suffi à récupérer ces voix. Mais n’entrons pas dans la politique fiction et penchons-nous sur l’élection d’un MCG au conseil d’état.   Voilà un parti qui est le deuxième de Genève et qui obtient un conseiller d’état, c’est bien la moindre des choses, si seulement cela pouvait être la même chose de l’autre côté de la frontière nous aurions peut-être vu les mouvements nationalistes ramenés  à leur juste représentation. C’est à mon avis une bonne chose que le MCG ait un conseiller d’état. Il faudra dorénavant passer du camps des yaka à la mise en place de solution. Et La principale solution du MCG c’est la préférence cantonale, M. Poggia sait bien que cette préférence est déjà souvent mise en place par les employeurs avec la bénédiction des institutions. On rapporte régulièrement des cas où le recrutement se fait de façon privilégiée pour des genevois. Aller plus loin sera impossible car poserait de gros problèmes au sein de la confédération,  si la préférence nationale est un problème dans le cadre des bilatérales, la préférence cantonale est un problème avec les autres cantons : vaudois et valaisans notamment sont nombreux à travailler au bout du Lac. Alors le MCG devra trouver de nouvelles idées et minorisé au sein d’un gouvernement à majorité bourgeoise, concilier le respect de la collégialité et le respect des engagements du parti sera un enjeu de taille pour le conseiller d’état MCG qui devra également s’affranchir de la férule d’Eric Stauffer plus que jamais « aiguillon de la république ». Un mandat passionnant attend les observateurs politiques

06/11/2013

L’Alternative crédible ?

L’UDI et le Modem se sont fiancés dans une coopérative Européenne et progressiste baptisé L’Alternative. La Vème République et son mode de scrutin majoritaire ne sont pas tendres avec les centristes. Sans espace politique propre et faute d’élus, ils n’arrivent pas à s’imposer comme mouvement indépendant. Il faut comprendre la position d’élus professionnels contraints d’être renouvelés afin de conserver leur moyen de subsistance et leur influence.
François Bayrou pourtant constant dans son positionnement de centriste indépendant n’a plus le choix. Il ne peut pas continuer en franc-tireur sous peine de voir le Modem rayé de la carte politique aux municipales. François Hollande a choisi de gouverner sans l’apport des centristes tout en évoluant sur des positions proches de leur positionnement. Cela décale d’autant le Modem vers le centre droit.
De plus, le Président de la République et le Gouvernement n’ont pas jugé nécessaire de réformer le mode de scrutin afin de favoriser une vraie représentation du corps électoral. Ils ne semblent pas géner par le fait que près de 40% des français ne soient pas représentés à l'Assemblée Nationale.
La seule solution était donc de ressusciter l’UDF ce qui a été fait hier. Il ne reste plus qu’à proposer à VGE la présidence d’honneur pour un grand retour vers le passé!

Je regrette ce choix électoralement pragmatique mais qui ne permettra pas de faire vivre les idées du centre. L’UDI c’est la droite modéré mais c’est la droite[i].
Nous avons pendant des années souffert de ce positionnement au sein de l’UDF et il n’y a pas de raisons que cela change dans cette nouvelle plateforme. Cacophonie et dissonance sont au menu des mois qui viennent.
Alors il y a les municipales et particulièrement à Paris les deux partis avaient l’obligation de se réunir pour espérer pouvoir se maintenir et/ou négocier un soutien au deuxième tour. Mais rien n’est fait, la création de l’Alternative ne règle pas la question des alliances: impossible à gauche, elles seront difficile à droite car l’UMP adore l’hégémonie sur la droite parlementaire. Elle est de plus pour une bonne partie naturellement attirée par le Front National. La seule issue est une recomposition à la Genevoise avec 3 blocs : un de gauche, un bloc bourgeois (Modem, UDI, UMP modérés) et un bloc populo-nationaliste (FN, UMP et souverainistes).
Cela ne parait pas encore d’actualité, alors les prochaines élections seront de toutes façons difficiles pour cette Alternative en dehors peut-être des européennes de 2014 où un score en vue des 10% n’est pas impossible.

En ce qui me concerne après 25 ans de militantisme, je ne reprendrai pas ma carte dans cette organisation, je suis déjà trop vieux pour refonder le mouvement de mes 20 ans et le soutien sans faille des membres de l’UDI au gouvernement de François Fillon durant le mandat de Nicolas Sarkozy me rend la cohabitation impossible. Je ne suis même pas sûr que mon vote soit acquis à l’Alternative, il faudra voir en fonction des candidats. Mais je pense que lors des prochaines consultations le vote blanc sera mon refuge


[i] Voir ma note http://lechodesalpes.blog.tdg.ch/archive/2012/10/23/que-penser-de-l-union-des-democrates-et-independants-udi.html