23/10/2012

Que penser de l'Union des Démocrates et Indépendants (UDI)

udi.jpgQui trouve-t-on à l’UDI ?

Ça y est l’UDI a été lancée en grande pompes ce week-end, à sa tête Jean-Louis Borloo [ex-avocat d’affaires, présent dans la vie politique française depuis les élections municipales de 1989 où il est élu maire de Valenciennes, puis deuxième sur la liste de Simone Veil aux européennes de 1989. Il sera successivement fondateur de Génération Ecologie, puis indépendant, puis adhérent Force Démocrate et Radical. Il fut également ministre dans les gouvernements Raffarin, Villepin, Fillon de 2002 à 2010] , en vedette américaine deux grands anciens du centrisme historique Valéry Giscard D’Estaing et Simone Veil et la ralliée de dernière minute Chantal Jouanneau. Pour les initiés on retrouve à l’UDI certaines figures historique des centristes regroupés autour de François Bayrou dont Eric Azières historique président des Jeunes Démocrates Sociaux et cheville ouvrière des mouvements centristes qui ont suivis jusqu’au Mouvement Démocrate. On recense également le ban et l’arrière ban des centristes ralliés à Nicolas Sarkozy : Nouveau centre et Gauche démocrate. En ce qui concerne la représentativité on peut ajouter Thierry Breton ex-ministre de l’économie ainsi que le commissaire Européen Michel Barnier et évidemment une des ministres de Sarkozy les plus populaires Rama Yade. Il y a donc déjà un peu de monde et l’on peut penser que des ralliements UMP vont intervenir on pense notamment aux anciens de la famille centriste restés à l’UMP : Jean-Pierre Raffarin ou Pierre Méhaignerie semblent de bons candidats.

L’UDI est-ce le centre ?

Dans les années 80 Oui, l’UDI c’est le centre version VGE et Simon Veil. C’est d’ailleurs pour cela qu’ils étaient au lancement du parti. C’est leur centre à eux. C'est-à-dire la droite mais la droite modérée, humaniste et progressiste, le remboursement de l’IVG c’est le centre de droite par exemple. Il faut revenir à René Rémond mais la création de l’UDI n’apporte rien de nouveau : Les deux courants subsistants des droites françaises avaient essayé de se réunir au sein de l’UMP. Les héritiers de l’orléanisme la quitte et retourne à l’UDF enfin à l’UDI. La voie est libre pour « les bonapartistes » de se regrouper au sein de l’UMP la logique politique voudrait qu’une partie du FN les y rejoigne. En 2012, l’UDI ce n’est donc pas le centre !

L’UDI est-ce l’UDF ?

Oui : Le vocable est très proche dès que l’on place Union et Démocrate dans le nom d’un parti la filiation est évidente. Mais non : l’UDF était une confédération de parti : CDS, PR, PRV ainsi que des adhérents directs, l’UDI est un parti de plein droit c’est évidemment plus confortable et cela permet une gouvernance plus efficace. Le parti en aura besoin car JL Borloo n’est pas un modèle de clarté décisionnelle.
Oui : en ce qui concerne les idées, l’affichage est clair modération, Europe, vivre ensemble, progressisme.

Et Bayrou dans tout ça ?

Sacré François que va-t-on faire de toi ? Pour ton de destin de Président de la république je pense que c’est cuit.
En ce qui me concerne je suis persuadé qu’il y a un créneau au centre comme peuvent le faire les Libéraux allemands, mais pour paraphraser un premier ministre « la route est longue et la pente est rude » le Modem est exsangue au niveau national et inexistant au niveau régional. Mais l'UDI ne pourra pas réussir sans Bayrou, il matérialise le centre dans l'opinion et ce n'est pas en rappelant Valéry et Simone qu'on le fera oublier.
Une négociation avec l’UDI serait probablement la moins mauvaise solution avec une éventuelle création de courants à la mode PS, même l’UMP y vient.

Le monolithisme est l’expression politique d’une autre temps !

L’UDI est-ce que cela va marcher ?

Ça peut ou pas.
Cela marchera si l’UDI affiche ses valeurs et les défend : Humanisme, Vivre Ensemble, Refus clair des idées de l’extrême droite, Opposition constructive et non-systématique, Solidarité avec les plus fragiles de nos concitoyens, responsabilité économique. Prise de recul avec l’UMP.

Pour que cela marche, il faut que l’UDI défende les valeurs du centre et pas celle de la droite.

21/06/2012

De l'Union des Démocrates Indépendants

UDI.jpgAlléluia, Jean-Louis Borloo a réussi, le centre est ressuscité !
L’assemblée nationale aura donc son groupe centriste, sous la houlette de Jean-Louis Borloo, les députés nouveaux centres, Mouvement démocrate, Parti Radical et Polynésien rejoignent le groupe UDI. Borloo réussit où Bayrou aurait échoué. C’est une façon de voir les choses. Elle est à mon avis biaisée : l’UDI n’apporte rien de nouveau et va proposer un schéma classique UDF-RPR. Ceci est d’autant plus vrai que les candidats déclarés à la Présidence de l’UMP viennent tous les trois des rangs gaullistes.
Ainsi rien de nouveau sous le soleil, la droite se réorganise selon les trois pôles historiques : Orléanistes-UDI, Bonapartistes-UMP et légitimistes-FN. Il est tout fait inepte de comparer cette tentative à celle de François Bayrou. On peut certes critiquer Bayrou son égocentrisme certains vont jusqu’à dire messianique, son déficit de vision organisationnelle d’un parti sont bien réels. Mais la démarche de 3ème voie au centre est une utopie vers lequel il faut tendre. Ce n’est pas une voie de succès électoral mais cela reste la route des idées et des principes que nous avons à cœur de défendre.
Les membres du groupe UDI sont pour la plupart réfractaire depuis plus de 5 ans aux idées centristes. Leur siège de député leurs ont été pour les nouveaux centres et les radicaux offerts par l’UMP qui ne présentait pas de candidats contre eux. Ils partagent donc les valeurs de l’UMP qui ne sont pas celles du centre. Ce message n’est pas nouveau, il est toujours le même et nous devons continuer à le porter. Ils ont de plus été fort discrets durant la droitisation de la campagne de Nicolas Sarkozy. Nous n'avons entendu aucun des ces indépendants rappeler que les valeurs du centre cela n'était pas cela. Les quelques modérateurs sont tous venus de l'UMP.
Alors arrêtons de faire croire que grâce à l’UDI tout change non RIEN NE CHANGE. Le groupe Union des démocrates indépendants n’est pas indépendant et n’est pas centriste. C’est un groupe de la droite modéré. Qui se positionne entre un parti social démocrate et un parti démocrate, cela n’en fait pas automatiquement un parti centriste !

11/06/2012

Résultats du 1er tour : 3 et 4ème circonscription de Haute-Savoie

4ème circonscription :

Inscrits

79'840

Abstentions

38'742

48,52

Votant

41'098

51,48

Blancs ou nuls

551

0,69

1,34

Exprimés

40'547

50,79

98,66

DUBY-MULLER (UMP)

12'726

31,39

MATHELIER (PS)

11'575

28,55

BARDOUX (FN)

5'697

14,05

VIELLIARD (CPF)

3'581

8,83

DEFFAUGT (DVD)

2'613

6,44

WALTHERT SELOSSE (EELV)

1'831

4,52

RICHARD (FDG)

1'462

3,61

PASSARO (LTNE)

344

0,85

MEGEVAND (SE)

312

0,77

CURDY (MEI)

258

0,64

DERRIEN (LO)

148

0,37

 

3ème circonscription

Inscrits

75'157

Abstentions

32'566

43,33

Votant

42'591

56,67

Blancs ou nuls

606

0,81

1,42

Exprimés

41'985

55,86

98,58

SADDIER (UMP)

14'952

35,61

SAILLET (EELV)

11'392

27,13

TERRAS (FN)

6'012

14,32

ARCADE (PRV)

3'484

8,30

BOUCHET (DVD)

2'332

5,55

POURRAZ (FDG)

1'782

4,24

GRILLET (MEI)

572

1,36

MOREL (AEI)

542

1,29

GIORGIO (DLR)

464

1,11

BADET (NPA)

226

0,54

CHAGNIOT (POI)

118

0,28

PONSARD (LO)

109

0,26

 

La structure des résultats sur les deux circonscriptions est globalement conforme aux résultats nationaux. On constat un tassement de l’UMP dont les deux candidats avaient été élus en 2007 au premier tour. Par rapport à la présidentielle 2012, le score des candidats UMP retrouve grosso- modo celui de Nicolas Sarkosy, par contre les scores des candidats soutenus par le PS sont largement au dessus du score du 1er tour de François Hollande. La mobilisation des électeurs de gauche semble avoir été meilleure que celles des électeurs UMP,

Celui des candidats FN est lui inférieur au score de Marine Le Pen tout en restant à un bon niveau

Les candidats DVD proche de l’UMP ne tiennent pas leur pari et plafonne aux alentours de 6%.

Antoine Vielliard réalise un score nettement inférieur à celui de 2007. C’est bien dommage, les électeurs de la IVème avait la possibilité de voter pour un député avec un ton différent, Ils retomberont probablement dans l’escarcelle UMP. Comme d’ailleurs l’ensemble du département Haut-Savoyard qui devrait, sauf surprise majeure, accorder un grand chelem à l’UMP.

 

L'utopie d'un centre indépendant

centre logo.jpegLes essais d’autonomisation du centre ont été multiples. Jean Lecanuet et François Bayrou en sont les deux exemples les plus emblématiques. La position de Bayrou très courageuse et en pleine conformité avec les valeurs qui sont celles du mouvement démocrate chrétien a produit les effets que l’on craignait.
Nouvelle ligne de fracture au sein du Modem entre ceux qui voteraient Hollande et ceux qui ferait un autre choix. On a pas très compris lequel d’ailleurs, j’ai seulement entendu Jean Lassalle dire qu’il n’avait pas voté Hollande et n’avait pas non plus voté blanc.
Globalement, on peut dire que le Modem est rayé de la carte politique. Le score des candidats Centre pour la France sont mauvais à très mauvais. En recul partout par rapport à 2007, le Modem pourrait même ne plus avoir aucun député. L’utopie d’un centre indépendant dans notre Vème république majoritaire ne fonctionne pas. On en a maintenant la preuve.
Le soupçon de proportionnel proposé par François Hollande ne viendra rien changer, ce n’est pas une répartition de 100 à 150 députés qui permettra à nos idées de peser sur la vie politique française. Cette répartition ne fera que compliquer le mode de scrutin pour une représentation symbolique de notre mouvement. On peut se demander à quoi cela sert.
Militant depuis 25 ans dans les partis centristes, j’ai beaucoup souffert de ce rattachement systématique de nos idées à la droite parlementaire. Il ne s’agit pas aujourd’hui de s’ancrer à un autre camp. La position de vigilance critique à l’égard du président de la république me parait toujours la bonne pratique : plus attentif qu’un député de la majorité sans tomber dans l’opposition systématique. Maintenant il est tellement plus simple de présenter aux français une opposition de deux camps, vive le manichéisme. Pourtant l’exemple allemand que nos politiques citent abondamment sans vraiment le connaître devrait les inspirer : la coalition politique, comme la cogestion économique sont des exemples de l’ineptie de la bipolarisation.
Le centre va connaître une éclipse de plus, jusqu’à une prochaine présidentielle où le candidat centriste sera à nouveau aux alentours de 10 à 15% et où le mode de scrutin ne permettra pas à notre courant de penser d’être représenté au niveau national. Je le regrette sincèrement mais je commence à penser que nous n’arriverons pas à faire changer cela. Quel comportement politique en tirer, je ne sais pas encore mais en tout cas ni droite ni gauche !

29/05/2012

Un drôle de (nouveau) centre!

L-gislatives-20120826.jpgA l’heure où la première vague du baromètre Ipsos/Logica Business Consulting pour France Télévisions, Radio France et Le Monde annonce une vaguelette rose rouge et verte. Le centre semble ne pas être dans une perspective haussière.
Ipsos annonce 45% pour la gauche (PS/EELV/FG), 35% pour l’UMP et ses alliés (Nouveau Centre/PRV/DVD), 15% pour le FN, 2% pour le Mouvement Démocrate, 1.5% pour l’extrème gauche.
Premier constat : la bipolarisation semble achevé pour les sondeurs, on présente les voies des deux blocs qui s’affronteront à l’assemblée nationale. Les autres semblent promis à l’opposition extra-parlementaire.
Deuxième constat : Le modem est très bas, mais il apparaît comme une force autonome qui n’est pas intégrée dans cette bipolarisation.  Ces 2% ne veulent pas dire grand-chose et des candidats du (vrai) centre tireront leur épingle du jeu. Je prends le pari pour 5 à 10 députés modem.
Troisième constant : le nouveau centre est considéré comme un allié de l’UMP. Cela ne surprend personne et cela me parait faible comme qualificatif. Le nouveau centre et l’UMP sont indifférenciables. C’est tellement vrai que dans certains cas, les responsables locaux du nouveau centre n’arrivent même pas à se différencier des UMP exclus.
Ainsi, le fameux Christian Vanneste député du Nord, humaniste entre tous et homophobe notoire, écarté par son parti en février 2012 est soutenu par la section locale du nouveau centre (en opposition avec la fédération NC du Nord).
«Christian Vanneste est un député dont le courage et l’implication ne sont plus à démontrer »
estime le responsable nouveau centre Jean-Christophe Destailleur, « Il a en effet toujours su défendre avec brio les dossiers de notre circonscription»
Que signifie aujourd’hui une étiquette nouveau centre quand on arrive à soutenir des députés qui défendent des positions aussi réactionnaires que celles de Christian Vanneste ?

21/05/2012

Ils n'ont que ça à faire?

Sujet de polémique ce week-end au cœur de la 4ème circonscription, relayé par le député UMP de la 2ème circonscription de Haute-Savoie Lionel Tardy. Antoine Veilliard et Gabriel Doublet ont collé leurs affiches avant le début de la campagne officielle : Mon Dieu !
Mais qu’on les juge, qu’on les condamne, qu’on saisisse leurs biens, qu’on les jette en prison, au pain sec et à l’eau, ainsi que tous les militants qui les ont aidés à coller !

Monsieur Tardy est-ce bien sérieux tout cela ?
Monsieur Mathelier qu’en dites-vous ?

Je colle des affiches pour le centre depuis près de 25 ans, dans un passé pas si lointain on collait n’importe où sur le tunnel de Fourvière en prenant des risques insensés, sur tous les monuments possibles et imaginables et je le reconnais ces collages massifs ne rimaient à rien. Cette une bonne loi que celle qui a encadré strictement cet affichage.

Mais depuis toujours on colle également sur les panneaux officiels dès qu’ils sont installés, puisque selon l’article 51 du code électoral ils sont faits pour cela. Il n’y a d’ailleurs aucune violation de la loi car r
ien n'est écrit sur la date à partir de laquelle on peut coller sur ces panneaux.
Ainsi la campagne est autorisée bien avant les dates de campagne officielle et heureusement pour M. Mathelier qui a fait des distributions massives ce week-end ou pour M. Tardy qui s’affiche sur son site depuis des mois.
On pourrait également se plaindre de communes qui n’avaient pas installé les panneaux alors que la campagne officielle est lancée comme Bonne ou Arthaz. Mais faire commencer une campagne officielle le dimanche à minuit n’est pas le plus pratique pour les employés municipaux, ni pour les militants qui collent les affiches.

Enfin espérons que M. Tardy approfondira sa connaissance des lois à l’Assemblée Nationale et qu’il aura à cœur de s’intéresser  AUSSI aux problèmes importants de la législature et pas seulement de lancer des attaques diffamatoires contres des candidats d’une autre circonscription.

04/05/2012

Le bon choix!

François Bayrou a fait preuve une fois de plus de son honnêté: le choix des valeurs était le seul possible. Il le fait certes à titre personnel mais de façon claire, la tête haute. C'est un choix historique pour le centre trop souvent confondu avec la droite. Le centre est une famille autonome et n'a pas vocation à servir de supplétif, de pendant aux tendances nationales de la droite pseudo-républicaine.

La position de François Bayrou est personnelle et préserve les chances de voir un centre réuni autour de l'essentiel au moment des législatives pour autant que ses membres soient prêts à s'assumer comme une force autonome. Ces élections seront une fois de plus difficile en attendant la dose de proportionnelle promise. C'est le prix à payer pour le respect de nos valeurs.

Je voterai également pour le candidat de gauche, sans illusions en craignant que le volet économique du projet hollande ne soit pas à la hauteur mais sans problèmes de congruence avec le président du Modem

25/04/2012

Quel vote centriste au deuxième tour

7747166805_vers-qui-se-tournera-le-vote-des-electeurs-du-fn-au-second-tour-de-la-presidentielle.jpgL’élection présidentielle française est un scrutin uninominal majoritaire à deux tours. Les deux candidats arrivés en tête au premier tour sont qualifiés pour le deuxième.
Le premier tour permet à chaque électeur ou presque de voir ses idées représentées.
Mes convictions centristes ne sont pas récentes, je les défends depuis que je suis en âge de voter. Ainsi à chaque consultation présidentielle, exception faite de 1995, j’ai pu faire un choix positif. Un candidat représentait convenablement mes idées, mes valeurs.
Ils n’ont d’ailleurs pas été nombreux puisque François Bayrou a porté la voie du centre dans les 3 dernières consultations.
Je n’avais aucun problème de congruence, et m’appropriais la plus grande part du diagnostic et des mesures proposées.
Mon expérience du vote de deuxième tour est beaucoup plus limitée. J’ai pour l’instant toujours voté blanc : ma compréhension de ce vote est de se déterminer sur un choix par défaut, le moins mauvais choix, le meilleur choix pour la France.
C’est le sens de nos institutions, c’est ce que fait Jean-Luc  Mélenchon : il estime que le meilleur choix pour la France est d’appeler à battre Nicolas Sarkozy.  Eva Joly appelle à voter pour François Hollande en faisant le choix d’une république un peu plus irréprochable, Les sénateurs de l’union-centriste appelle à voter Nicolas Sarkozy.

Nous devons à la veille du second tour soupesé deux questions importantes:
 1) La valeur des projets face à l’avenir de notre pays. Les lectures d’avant 1er tour permettent de renvoyer dos à dos deux candidats dont les programmes rivalisent de démagogie et passent sous silence les sacrifices que vont devoir faire les français dans un avenir proche. 
Ainsi, nous avons vu à l’œuvre pendant 5 ans, le nouveau candidat du peuple, nous savons ce que Monsieur Dette a produit comme effets négatifs, notamment pour la classe moyenne ainsi que pour la ruralité. Réservant aux plus riches les hausses de pouvoir d’achat, oubliant systématiquement la taxation des revenus du capital et cela malgré les efforts faits pour donner à l’opposition la clé de contre-pouvoirs : Cour des comptes ou commission des finances de l’assemblée nationale.
On peut également douter de l’adéquation du programme de François Hollande aux défis que va devoir relever la France. De plus si la mesure symbolique d’une tranche à 75% à cristalliser le débat peu de choses sont proposées sur la taxation des revenus du capital. Par contre il stigmatise  les revenus supérieurs à 6000€. Une fois de plus la « classe moyenne supérieure » sera la cible du renforcement des prélèvements, sans parler de la réforme du quotient familial.
Le bilan comparé des deux projets ne permet pas de déterminer un vote.  La responsabilité face à l’avenir du pays ne sera assumée ni dans un cas ni dans l’autre.

2) La seule voie de choix est la voie des valeurs. C’est sur cela que devront se déterminer les votes centristes.
Nicolas Sarkozy a raison, Marine le Pen est compatible avec la république : elle se range à ses institutions, elle ne prône pas son renversement, pourtant ses valeurs vont à l’opposé de celles du centre faites du humanisme et issues du personnalisme.  Voilà ce qui va me faire voter pour la première fois à gauche : les valeurs nauséabondes que Nicolas Sarkozy met sur la table dans une tentative désespéré pour sauver ce qu’il a déjà perdu depuis 5 ans.
Les valeurs de droite étaient respectables, celles que Marine Le Pen a digéré et qui sont régurgitées par Nicolas ne le sont plus. Attendons donc l’inévitable recomposition du paysage politique composé d’un pôle de la droite nationale qui regroupera l’aile droite de l’UMP et les moins extrémistes du Front national tandis qu’un mouvement du centre pourra se constituer pour continuer à dire la vérité aux français !
François Bayrou peut bien écrire aux deux candidats, leur réponse ne me semble pas déterminante pour faire un choix : Nos valeurs François ne peuvent pas tolérer un vote  Nicolas Sarkozy le 6 mai.

23/04/2012

Pour le deuxième tour!

sakozy-hollande-e1335141619633Le résultat de François Bayrou est évidemment décevant : passer de 18,57% à 9,11% ne rend pas justice à la pertinence du diagnostic fait par le candidat centriste. Malheureusement, si le diagnostic était bon, les solutions proposées m’ont paru manquer de clarté. On peut chercher dans cette direction une voie de réflexion .
Le résultat est décevant à double titre car le score du Front National montre que les français ont préféré se porter vers les chimères de Marine Le Pen, tout le monde sait pourtant que l’application de son programme serait catastrophique pour notre pays. Mais l’on sait également que l’idée du centre est en difficulté dans un scrutin majoritaire, il est tellement plus simple, plus rassurant de se positionner à droite ou à gauche plutôt que de réfléchir à ce que pourrait être la voie médiane, celle de l'union des compétences.
Les électeurs de François Bayrou disposeront de leur bulletin de vote car nul n’en est propriétaire. En fonction de leur histoire personnelle, ils se positionneront sur les alternatives possibles Sarkozy, Hollande, vote blanc/nul et abstention.
On peut douter d’un report important vers le président sortant, les valeurs mises en place durant ce premier quinquennat, me paraissant bien loin de la république irréprochable et de l’humanisme propre aux idées centristes. Tout cela n’a finalement pas grande importance, car l’avenir du centre se jouera une fois de plus aux législatives et malgré un score proche de 10%, le nombre de députés centristes sera probablement bien moins important. 
Les verts font 2% ils auront sûrement plus de députés que le Mouvement démocrate, le front de gauche et le front national. C’est regrettable.
Espérons que le nouveau président de la république appliquera réellement et au plus vite cette dose de proportionnelle dont notre démocratie a besoin pour offrir un début de représentativité aux souhaits des électeurs français.

http://www.echo-des-alpes.org